Héritage culturel

Lieux de culte

Découvrez les lieux de culte du Nord de la Réunion

La Réunion abrite de nombreuses communautés religieuses: Communauté Chinoise, Musulmane, Catholique ou encore Hindou

Catholicisme

La Réunion est une île fortement chrétienne où l'histoire de chaque quartier est avant tout celle d'une paroisse. L'influence de l'église est omniprésente. Ici, peut-être plus qu'ailleurs, les Saints chrétiens et les prêtres qui se dévouèrent pour le peuple, sont invoqués pour soulager les souffrances.

Cathédrale Saint-Sauveur

De style néo-classique, la Cathédrale Saint-Denis est située dans le centre-ville du chef-lieu, dans l’angle de la rue Alexis de Villeneuve et de l’Avenue de la Victoire. Elle a été construite de 1829 à 1832, à partir des plans de Jean-Baptiste Dumas, et pour remplacer une église, érigée en 1744 et détruite par la foudre. En 1860, l'église de Saint-Denis devient cathédrale. La fontaine, en fonte, a été installée en 1854. Elle est un don de Gustave Manès, ancien maire de Saint-Denis. La Cathédrale est classée Monuments historiques en 1975. En 2004 les derniers travaux sont achevés, la fontaine sur le parvis de la cathédrale date de 1854, elle a été restaurée en 2010. Malgré les cyclones (notamment Jenny en 1962) et les restaurations médiocres, le monument a retrouvé son aspect du milieu du XIXe siècle.

La chapelle de l'Immaculée-Conception

La chapelle a été érigée en 1748 après une bâtisse en bois datant de 1735. Elle a pour patronne la Vierge Marie, Notre Dame de l'Assomption. La chapelle est aussi connue sous le nom de Chapelle Blanche pour sa couleur. Elle est inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques.

Le sanctuaire du Frère Scubillion

De son vrai nom Jean-Bernard Rousseau, né dans l'Yonne en 1797, il défend pendant trente-quatre ans la cause des esclaves puis des affranchis en les instruisant. Le frère Scubillion fait maintenant l'objet d'une adoration de la part des Réunionnais. Le sanctuaire se visite.

La Vierge Noire

Erigée à l'initiative de Villèle, cette légende née de l'esclavage attire trente à quarante mille visiteurs chaque année qui viennent se recueillir sur le site. Elle fait partie de la visite guidée "Au fil de l'Eau Sacrée"

L'Eglise Sainte-Vivienne

Edifice imposant mais chaleureux, elle contient les reliques de cette martyre romaine du IIème siècle après Jésus-Christ. Un pèlerinage haut en couleur et plein de ferveur en l'honneur de cette sainte a lieu le 2 décembre de chaque année. Des offrandes, des bougies et des prières ornent en permanence les reliques de Sainte-Vivienne, éclairées par les couleurs chaudes et feutrées des vitraux.

L'Eglise du Père Laval

Située plus loin, sur la Route des Hauts, au départ de Quartier-Français, la petite église du Père Laval rend hommage à ce prêtre dévoué aux gens du pays. Une fresque montre le père Laval présentant les créoles au Christ. Le jardin, jouxtant l'église, est magnifiquement entretenu.

Islam

Les premiers indiens musulmans, venus du Goudjerat, sur la côte occidentale de l'Inde, arrivent vers 1860. Certains reviennent avec famille et amis, quelques années plus tard. Le flux de l'immigration Indo-musulmane atteint son apogée au début du XXème siècle.

Les musulmans de La Réunion sont en majorité sunnites. Une communauté chiite est apparue dans l'île en 1972, en provenance de Madagascar. La communauté musulmane a été renforcée avec l'installation de Comoriens.

La première mosquée de France est construite en 1905 à Saint-Denis. A présent, on en compte une quinzaine dans l'île, le plus souvent au centre des villes. La communauté musulmane est active et très fervente. A l'appel du Muezzin, les fidèles se réunissent cinq fois par jour pour prier...
L'intérieur des mosquées, simple et serein, favorise le recueillement et la communion d'esprit. Quelques règles sont à observer lors des visites : couvrez-vous les jambes et les bras et déchaussez-vous à l'entrée.

Mosquée Noor-e-Islam

La mosquée Noor-e-Islam de Saint-Denis, édifiée en 1905, est la plus ancienne mosquée de France. Elle a été reconstruite après un incendie survenu en 1974. Dotée d'un minaret de 32 m, son architecture est d'inspiration indienne et le décor vert et blanc, épuré.
D'obédience sunnite, la grande mosquée de Saint-Denis est le premier édifice religieux islamique jamais construit en France. Commencée en 1898, elle fut achevée et ouverte aux fidèles en 1905.
Elle a été modifiée dans les années 60 puis à la fin des années 70, suite à un incendie, qui a ravagé les commerces de la galerie. 1200 m² sont consacrés à la prière. Le minaret, dont le bulbe domine la ville à plus de trente mètres de haut, lance l'appel à la prière tous les soirs au coucher du soleil.
Cette mosquée, simple et sobre, en blanc et vert tendre, à la richesse spirituelle incomparable, est ouverte au public. C'est une manière de découvrir un pan important de la culture réunionnaise.

La Mosquée de Duparc

Avec son dôme si particulier, la mosquée de Duparc est inspirée d'une architecture qui se perpétue en Egypte depuis neuf cents ans. Elle a été construite en 1999. Elle attire les fidèles des quatre coins de l'île car elle est la seule de la Réunion à appartenir au courant des Bohahra, d'obédience chiite. La mosquée de Duparc est orientée au Nord. Ses fenêtres sont ornées de sigles couleur or. Les murs pastel et la petite fontaine de la cour invitent au calme.  Un balcon intérieur à l'étage est réservé aux femmes et aux enfants.

Temples chinois

Le temple Chane – La Prospérité Eternelle

Le temple CHANE, construit en 1896 en bas de la rue Sainte Anne à Saint-Denis est consacré au Dieu "Guan Di". En effet, celui-ci se trouve au centre d’un univers où tous les éléments sont présents.
On peut y voir 2 petits autels : un consacré au Dieu de la porte qui protège la maison et un autre au Dieu du ciel.
Le temple, au-delà de sa fonction de culte, était également un point d’ancrage pour les migrants chinois. Ceux-ci fuyant le marxisme et la pauvreté de leur pays d’origine étaient accueillis au temple et s’y retrouvaient par la suite, après une dure journée de travail. Aujourd’hui encore, cette fonction sociale se retrouve au travers les cours de yoga proposés dans l’enceinte du lieu de culte, en plus des célébrations religieuses et les grandes fêtes.

Temple Lisi Tong

Le temple Lisi Tong également appelé Temple de la Traversée Heureuse, aurait été édifié en 1897. Il regroupe les familles Thiaw, Law et Tong. En 1981, le temple a été totalement reconstruit.

Temples hindous

Les indiens "engagés" au XIXe siècle pour développer la culture de la canne à sucre, ont enrichi le patrimoine réunionnais de leurs traditions culinaires, cultuelles et architecturales.

Temple Hindou Kalikambal

Situé dans le chef lieu en centre-ville, à quelques mètres du Petit Marché, le Temple Kali Kampal, installé à l'ancienne entrée Est de la ville de Saint-Denis, son portail appelé Gopura donne sur la rue du Maréchal Leclerc. Le temple est dédié à la déesse Kâli. Il a été édifié en 1917 par la communauté des commerçants du quartier. Petit et simple, il s'agrandira au fil des ans. En 1965, il a été restauré en dur. Il a été rénové en 1980 par des artisans venus de l'Inde. Les travaux de restauration et d'agrandissement ont démarré en 2010 pour finir en 2012.

La Chapelle Front de Mer

A partir du domaine du Grand-Hazier, la route mène à travers les cannes jusqu'au rivage où roulent de gros galets de basalte. Les formes colorées de la chapelle front de Mer s'inscrivent dans ce décor grandiose. Les habitants de la région s'y rassemblent lors de grandes fêtes hindoues. Le temple est installé sur un terrain privé, respectez-le et suivez quelques règles simples. Par exemple, ne portez pas de cuir sur les lieux de cultes tamouls.
Les visites sont impossibles en dehors de certaines manifestations.

Le Temple Kalou Mariammen

Le temple de la Mare fut le premier à voir le jour à Sainte-Marie. Quelques planches dans la cour de l'usine permettaient aux tamouls de se recueillir. S'il a été plusieurs fois déplacé, il est toujours debout et toujours actif. Ce temple est dédié à la déesse Mariammen. Bien entendu, Ganesh à tête d'éléphant ou Alvan, le gardien du feu, y sont également vénérés. Le temple s'éclaire de nuances roses et jaunes en présentant des sculptures richement décorées.
Le 3 janvier de chaque année a lieu une marche sur le feu. Le temple ne se visite qu'exceptionnellement.